Le traumatisme invisible

Le traumatisme invisible

Je m’appelle Elise.
Je suis psy pour animaux
Je suis spécialisée dans l’accompagnement des animaux malades ou blessés, pour prendre soin de leur émotionnel et de leur énergie pour optimiser leur guérison et leur bien-être

« Je connais mon animal depuis qu’il est bébé, je sais qu’il n’a pas vécu de traumatisme. »

Je vais peut-être vous surprendre… mais cette phrase n’a en réalité aucun sens.

 

Laissez-moi vous expliquer.

Ce n’est pas parce qu’un traumatisme ne nous est pas visible, en tant qu’humains, que l’animal n’en a pas vécu un. Les blessures émotionnelles sont parfois silencieuses, invisibles, enfouies. Et pourtant, bien présentes.

Je pense par exemple à :

  • une naissance difficile ou violente,
  • la perte d’un congénère ou d’un proche,
  • un choc émotionnel que l’on n’aurait même pas identifié comme tel…

 

Et à l’inverse, certains animaux peuvent vivre un événement que nous considérerions comme traumatisant, mais qui, pour eux, ne l’est pas. Parce que chaque être ressent et vit les choses à sa manière.

Chaque individu – animal ou humain – perçoit le monde à travers le filtre de ce qu’il est, de son histoire, de ses émotions, de son état intérieur au moment où l’événement se produit.

La seule vérité universelle : vous ne pouvez pas savoir à la place de l’animal ce qu’il ressent.

 

Je vais vous partager deux exemples personnels.

Mon cheval, Flash, est arrivé dans ma vie à l’âge de 18 mois. Il est né et a grandi chez son éleveur, dans un environnement stable. Une vie de poulain « idéale ». Pourtant, il porte une peur profonde de l’abandon. Pourquoi ? En creusant, j’ai appris que lorsqu’il était encore dans le ventre de sa mère, cette dernière a perdu le poulain dont elle était suitée. Un deuil vécu par la jument, mais aussi, très probablement, par le fœtus qu’était alors Flash. Un choc émotionnel ancien, mais qui a laissé une empreinte.

Mon chat, Simba, a rejoint ma famille à 3 mois. Il était en famille d’accueil avec sa mère et sa fratrie. Une vie de chaton paisible, à première vue. Oui, mais… il a été abandonné avec toute sa famille alors qu’il n’avait que quelques jours. Et même si la fratrie est restée unie, cette rupture précoce a laissé des traces. D’autant plus qu’il a été séparé de sa mère à 3 mois, un moment où, émotionnellement, il n’était pas prêt. Là encore, vu de l’extérieur : un parcours classique. Mais en lui, une autre histoire s’écrivait.

Et ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres.

 

Ce n’est pas parce que nous ne percevons pas le traumatisme qu’il n’existe pas.

La seule façon de savoir si un animal porte un traumatisme, c’est de lui laisser la parole : en communication animale, il peut nous transmettre ce qu’il ressent ; grâce à la kinésiologie ou aux soins énergétiques, il peut relâcher ce qu’il porte.

Car on peut connaître ce que l’animal a vécu…

Mais sans lui demander, on ne saura jamais comment il l’a vécu.

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